PIANO PUBLIC

 Vive les pianos publics ! La plus belles poésies urbaines qui soit ! Chaque piano est une œuvre d’art unique… où des artistes tant professionnels qu’amateurs vont pianoter au gré du moment. C’est magnifique ! Ici, voyez le beau piano public du parc Ste-Cunégonde (édition 2015) capté dans la si magique lumière d’une fin de journée d’été !

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UN TOUR VIRTUEL GUIDÉ ?

 Si vous n’avez pas encore pris le temps de découvrir La Petite-Bourgogne, quartier vivant et à l’histoire passionnante de l’arrondissement du Sud-Ouest de Montréal, il y a ce blogueur, Gilles Beaudry, qui nous propose ici un tour complet et des plus intéressants. De quoi vous donner l’envie de passer très vite du tour virtuel au tour réel.  Bonne visite !

Visite guidée en calèche

crédit photo: KaroLego

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HYMNE À MA PETITE-BOURGOGNE

– Par Caroline Legault
Texte paru dans le journal VUES sur la Bourgogne, Printemps 2013, vol 2, no 1

Parc de la Stelco

«Ce qui compte, ce sont ces liens d’affection qui relient les gens entre eux, formant une toile immense et invisible sans laquelle le monde s’écroulerait. Le reste, auquel on consacre la plus grande partie de son temps en prenant des airs très sérieux, n’a que peu d’importance.» ~ Jacques Poulin, Le vieux chagrin.

En ce mois qui célèbre la poésie avec
« Le printemps des poètes », je vous offre mon envolée de mots. Entre prose poétique, récit et imaginaire, des mots pour apprivoiser la vie en ville et pour souligner mon attachement à mon nouveau coin de pays.
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Née à quelques lieues d’ici, dans une ruelle de Verdun, j’ai toutefois passé la majeure partie de ma vie entre la campagne et la banlieue, à une époque où les boulevards étaient entourés, non pas d’édifices, mais d’arbres majestueux et de champs de maïs – et où j’ai longtemps été portée par le doux et immémorial chant des criquets.

Mieux que cela, j’ai aussi vécu de beaux moment à courir le nord pour humer sa terre vivante, ses sapinages et pour me baigner dans ses lacs encore vierges de la folie humaine. Habiter le nord… J’en ai eu de jouissifs aperçus, mais toujours de passage, jamais tout à fait rassasiée. C’est sans doute pour cette raison qu’aujourd’hui encore ce nord m’appelle envers et malgré tous les insectes piqueurs qui s’y trouvent.

Chemin faisant, lors d’une incroyable tempête, j’ai brisé ma boussole. Entre le berceau de l’enfance devenu trop petit et mon hamac à tisser (de fibres de liberté), je suis donc allée tremper mes pieds dans la mer de ma Bretagne ancestrale. Même si les bouffées d’air salin furent salvatrices, je cherchais toujours mon refuge couleur-de-lacs-et-de-forêts.

Et voilà qu’au bout de mes errances, mon instinct m’a poussée, et, comme le saumon qui remonte la rivière pour frayer là où il est né, je me suis retrouvée dans le quartier qui a vu grandir mère et belle-mère. Hasard ? Paraît qu’il n’existe pas c’lui-là. Faut croire que j’étais attendue! Ne me demandez quand même pas comment ni pourquoi, j’ai atterri ici, -c’est une autre histoire.

Petite-Bourgogne… Little Burgundy, si ce n’était de tes espaces verts et de ton canal Lachine qui coule désormais des jours paisibles, je ne pourrais supporter la vie urbaine. Trop d’irritants pour mon être qui cherche encore et toujours à faire corps avec la terre, les arbres et le chant en « surround » des criquets. Certes, en ville il y a trop de pollution pour ma nature sensible, mais puisque je suis née de l’émerveillement, mes pas savent, au milieu des urbaneries, comment me guider vers mon nord métaphorique.

C’est ainsi qu’en déambulant au gré du moment, chère Petite-Bourgogne, Little Burgundy, j’aime découvrir tes espaces publics, (qu’ils soient officiels ou officieux) et mettre en lumière tes beautés simples… Paraît que tu es assise sur un riche passé industriel et musical… Il me tarde de m’inventer une visite guidée pour mieux encore t’habiter. Et tu sais, t’es peut-être pas aussi verdoyante que le nordique sapinage de mes envies, mais j’admets que méditer sous ton grand érable, celui du Parc Ste-Cunégonde, fait grand bien à ma nature sauvage. En été, un havre de fraîcheur que cet arbre à palabres!

Il y a aussi le petit Parc de la Stelco… Endroit magique, s’il en est un, c’est ce jardin créé par Monsieur B., un oiseau rare et précieux que seuls les plus attentifs auront la joie d’apercevoir à l’entretien de son chef-d’œuvre, au détour patient de leur promenade. Un parc de douceur où architecture moderne et artefacts montréalais recyclés forment un pont fascinant entre hier et aujourd’hui.

Ma plus récente flânerie m’a menée sur Vinet, entre Notre-Dame et Duvernay, à la hauteur de la ruelle Fauteux, là où, dans un cèdre géant, des centaines de moineaux gazouillent de bonheur, cela même au cœur de l’hiver. 16h30, c’est l’heure du RDV de ces mignons à plumes (17h30; heure d’été) Un placotage de « tweets » naturels les anime tous les jours comme ça, beau temps, mauvais temps. Un instant magique pour se recueillir, se laver les oreilles et faire le plein de vitalité avant de repartir dans le train-train bruyant de notre quotidien.

Chère Petite-Bourgogne, tu n’es peut-être pas le comble de la nature, mais chez toi, je me reconnais dans la nature du monde, de ces gens qui jour après jour te façonnent et forment ton merveilleux tissu social. C’est justement en allant à leur rencontre, au Café Citoyen, au Centre culturel Georges-Vanier ou encore en faisant mon marché que je suis tombée le plus en amour avec toi, my dear Little Burgundy! Toi qui abrites une florissante communauté, tu sonnes bien en anglais comme en français et du coup, je me prends à rêver de ton nom prononcé dans toutes tes langues. Parce que cultiver ensemble fait naître la joie, j’ai le goût de te prendre toi, en repère poétique, histoire de ne pas croupir sous le poids du capitalisme cynique et de ses immondices.

Petite-Burgundy, là où je suis en train de prendre racine. Cela fait quatre douzaine de lunes que j’y vis. Et au bord du canal, avouez que c’est charmant, la nuit. Y’a même quelques criquets qui y chantent leur symphonie. En attendant de toucher à mon rêve de lac à l’eau claire et de forêts enchanteresses, je n’ai alors qu’une seule envie : semer et croître là où je suis.

Et ne me demandez pas comment, ni pourquoi j’ai atterri ici… L’amour? Sans doute. L’amour, encore et toujours ce chenapan au carrefour de tout. D’ailleurs, n’est-ce pas la saison des amours qui bat son plein…? Alors, chers co-citoyens, soyez aux aguets et le cœur prêt, car la vie vous déboussolera toujours… Pour le mieux! Doux printemps à tous et à toutes !

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«PETITE-BOURGOGNE», D’OÙ VIENS-TU?

Par Caroline Legault et Dominique Laguë, paru dans le journal VUES sur la Bourgogne,  Automne 2013, vol.2 no 3


colline bourguignonnePetite-Bourgogne, d’où viens-tu? Est-ce du fond d’une bouteille de vin partagée entre amis, par un soir d’été, festoyant au beau milieu d’un canal qui n’existait pas encore? Et pourquoi donc l’appellation «Petite»? N’y avait-il pas suffisamment d’espace nécessaire pour rêver grand?

Chers aïeuls, qu’avez-vous laissé comme doute dans nos chaumières!? Nous avons bien d’autres crèmes à fouetter que celle de se questionner quant à l’origine de notre toponymie! Bien sûr, nous pourrions sûrement nous lancer dans une recherche abracadabrante aux confins de corridors poussiéreux, de livres en vieux français à peine lisibles, de fiches techniques aux contours flous pour les yeux inexpérimentés ou encore attendre incognito dans des séminaires de généalogie cartographique (si ça existait)… Mais qu’à cela ne tienne! Nous pouvons aussi prendre notre mal en patience (et quelques livres à la biblio) en ajoutant de la fantaisie à l’exercice. Pourquoi pas? Un personnage politique a bien pensé que c’était à cause de la grande quantité d’édifices en briques rouges que le quartier avait reçu son nom… Alors allons-y !

D’où viens-tu, Petite-Bourgogne, d’où viens-tu donc? La question est lancée.

« Je viens du faubourg St-Joseph… » Hein! T’entends ça? Ça répond!! Mais, quel est le lien avec « Petite-Bourgogne »? “Écoutez-moi, les amis… Premièrement, merci de vous adresser directement à moi comme vous le faites. Ça me fait toujours bien plaisir d’avoir un contact aussi direct avec mes habitants! Maintenant, bien que j’observe tout ce qui se passe ici depuis quelques siècles, j’ai moi-même dû m’adapter à plusieurs administrations et changements de nomenclature, en plus d’être subdivisée et annexée en fonction des besoins et des ambitions…. Pour avoir une bonne réponse à votre question, faudra donc demander à quelqu’un qui a plus recul que moi… Au plaisir! Je retourne à mes partitions et autres activités culturelles ” Ha! D’accord, merci…

Les gens de la Petite-Bourgogne

On a donc trouvé un livre à la bibliothèque Georges-Vanier qui raconte : 1-“À l’aube du 18e siècle […] Graduellement, le Faubourg Saint-Joseph s’agrandit vers l’ouest […] Quant à la Petite-Bourgogne, elle est connue à cette époque sous le nom de “terre de la Bourgogne”; collines, champs et boisés rappellent la campagne de Bourgogne aux colons français nostalgiques!” Ah! Voilà! Parait donc que c’était de la savane, ici, alors…! «..De la jungle?» Non! De la savane! Autrement dit, on pouvait y prendre nos aises et respirer le grand air végétal. C’était au temps de vastes terres cultivables, avant la vallée des fumées!

Par ailleurs, une légende urbaine dit qu’une certaine Mme Bourguignon, une entrepreneure immigrante courte sur pattes et à la frisette rebelle, était renommée pour sa joie de vivre et ses ragoûts de bœuf si bons que tous les villageois, quand ils en mangeaient, se métamorphosaient en joyeux lurons. Autour d’une géante tablée, ça jouait de la musique, ça chantait, ça dansait pour des nuits et des jours. Finie alors la chamaille entre anglais, français, gens de toutes origines et de tous milieux; le temps de savourer le ragoût de Mme Bourguignon en était un des plus heureux. Paraitrait même qu’elle possédait une impressionnante cave à vin (en dessous de l’actuel Joe Beef), mais, son patronyme aidant, elle se faisait fière de ressortir du vin de Bourgogne. Des années plus tard, au moment de rediviser les villes en quartier, on aurait donc choisi d’appeler celui-ci en mémoire de Mme Bourguignon; celle qui savait comme nul autre rallier les troupes! La Petite-Bourgogne !

Et Sainte-Cunégonde, que faisait-elle dans le portrait déjà? Pour ça, faudra lire un p’tit grimoire de la Bourgogne, dactylographié quelque part au siècle dernier et qui se trouve sur une tablette de l’ancienne mairie! «Une ancienne mairie? Je veux voir!»

Sur ce, chers bourguignons et bourguignonnes… Si vous avez le fin mot de la fin, la réponse officielle à notre énigme, prière d’écrire au journal pour nous le laisser savoir ;-) ou ici, dans la section commentaires.


1-Portrait de Quartier du territoire desservi par le CLSC, CLSC St-Henri, 1999.

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L’EXTRAORDINAIRE AU COEUR DU QUOTIDIEN

En cette saison des récoltes, voici un tout petit billet pour saluer le travail de citoyens de la Petite-Bourgogne qui, en 2009, ont mis sur pied un service d’approvisionnement alimentaire en soutien aux familles les plus démunies. Depuis, le Marché Citoyen s’est annexé du convivial Café Citoyen qui récupère ses denrées invendues pour en faire de délicieux repas à petits prix. Le reportage de l’émission Une Pilule, une petite granule du 2 octobre dernier nous présente un inspirant portrait de cette réalisation citoyenne.
Bien que je sois du type marmotte-auteure-solitaire, je suis sensible à mon environnement. Ce reportage de Télé-Québec témoignant du dynamisme et de la créativité de mon quartier m’a donc émue. Je trouve que la vie prend réellement son sens dans l’esprit de communauté qui anime les gens d’un même patelin. En ce sens, l’engagement de l’équipe du Marché Citoyen est beau, grand et noble.

Bravo à Monica et à tous les bénévoles !

Pour le reportage, cliquez ici :
Un marché citoyen dans un désert alimentaire


MISE À JOUR: difficile nouvelle en date de novembre 2014, le café doit temporairement fermer ses portes, faute de fonds suffisants. Souhaitons bon courage à toute l’équipe et de l’abondance financière pour 2015 : http://journalmetro.com/local/sud-ouest/actualites/689111/le-cafe-citoyen-doit-fermer-temporairement/

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VISITE POÉTIQUE ET ÉCOLOGIQUE AU MARCHÉ ATWATER

Porte-parole de la TerreÀ voir…  Par un beau jour ensoleillé, Gaya Latulippe, personnage du quartier, se promène au Marché Atwater où elle offre bouchées de poésies, sourires et conseils écolos spontanés aux clients et marchands sur son passage…

Pour participer à la verte révolution de Gaya Latulippe et pour mieux comprendre l’impact des produits ménagers commerciaux sur notre santé, RENDEZ VOUS ICI. Merci de vos échos et du partage de cette vidéo ! Bonne rentrée et rafraîchissant automne coloré dans la Petite-Bourgogne !

#ZéroToxiqueQc #ZéroDéchetQc

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LA CANICULE À PAS DE TORTUE

par Caroline Legault

Canicule Promenade magique dans mon coin de pays … Canicule en prime, dans ce temps-là, j’aime marcher lentement afin de me fondre (c’est le cas de le dire) au décor. Ainsi, la chaleur se fait moins écrasante. C’est là une forme de lâcher prise que j’aime bien pratiquer. Ne pas résister à la chaleur. C’est quelque chose que j’ai appris en 2004 lors d’un voyage « sac au dos » dans le sud de l’Espagne. Depuis, seul espace-temps où la canicule me pose problème, c’est lorsque je suis à l’intérieur d’un appartement qui réchauffe sans répit depuis plusieurs jours, autrement, dehors, c’est du bonheur de chercher les zones d’ombres à pas de tortue – et entre elles, de sentir la chaleur du soleil sur la peau. C’est si bref l’été au Québec… aussi bien en profiter totalement.

Parc du premier chemin de FerDans la Petite-Bourgogne, j’aime bien longer le canal Lachine. Il s’y trouve souvent une brise qui me fait presque croire que je suis en bord de mer. Ma promenade préférée reste quand même celle du Parc du Premier Chemin de Fer de Montréal. Elle se fait autant à pied qu’à vélo et les soirs d’été, vers 20h00, alors que le soleil n’est pas encore couché, on se croirait presqu’à la campagne tant le silence y est bon.

L'atelier de Jean BrillantAu début du printemps, j’ai été heureuse d’y découvrir le sentier artistique du sculpteur en résidence, Jean Brillant. Depuis, je reprends souvent ce chemin pour aller faire mes commissions. La rue Notre-Dame étant un intense îlot de chaleur à ce temps-ci de l’année, avec tous les déchets sur le trottoir, le bruit des camions, certains coins de rue en construction et l’odeur de la gazoline, je me fais alors une joie du détour par le Parc du Premier chemin de Fer.

Cédric le sculpteur-voyageur françaisL’autre jour, je me suis amusée à photographier la nature en ville, dont les quartiers de Jean Brillant… J’y ai même rencontré ses aides travailleurs. Il y avait son fils Arnaud ainsi que Pierre-Luc et Cédric, un sympathique sculpteur de pierre et voyageur français , lequel venait tout juste d’arriver au Québec et qui déjà s’était trouvé du boulot. Si vous passez par là, l’atelier est ouvert tout l’été à tout curieux de découvrir l’artiste à l’œuvre.

Tout ça pour dire qu’en attendant de réaliser mon rêve de vivre sur un domaine au cœur de la nature, j’essaie de saisir au mieux de mes capacités les beautés de mon coin de pays. Ainsi, je m’amuse à photographier tous les recoins-nature qu’il y a dans la Petite-Bourgogne. C’est qu’ils sont nombreux pour qui se donne la joie de s’y promener…

Sur ce, bonne promenade à vous et n’hésitez pas à commenter les images, à ajouter des détails de nom de rue, de nom de fleurs, détails historiques du coin ou passion du patelin.

GALERIE DE PHOTOS ÉTÉ 2014: Hommage à tous les semeurs de beauté dans la Petite-Bourgogne… ©caroline legault

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